Admirer la nature - Dave Keesler

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Admirer la nature

Admirer la nature - Dave Keesler

J’avais eu l’occasion d’aller chez un de mes amis. Il avait une maison vraiment étonnante. Elle avait été construite par un architecte pour une famille de riches banquiers, dans les années mille neuf cent trente. Bien restaurée, elle était magnifique. Une grande véranda avait été ajoutée sur la partie sud du bâtiment, c’est-à-dire juste devant. La façade en bois était coupée par cette magnifique galerie de verre et de fer forgé. Je n’avais jamais vu une telle véranda. J’en avais une, moi aussi, mais d’une ampleur bien moins importante, et elle était faite de montants en aluminium peints en marron. Rien à voir avec cette œuvre d’art ! Je passais beaucoup de temps dans ce lieu baigné de la lumière de l’automne. De mon point d’observation, je pouvais voir les écureuils se jeter de branches en branches, avec une agilité exceptionnelle. Des oiseaux venaient aussi jeter quelques trilles dans l’air du soir. Dehors, le parfum de la terre remuée et humide se conjuguait avec celui des quelques arbres en fleurs, des Elaeagnus. L’odeur de caramel qu’ils répandent est formidable.

J’avais aussi remarqué que j’avais une tache solaire sur la joue qui commençait à apparaître. J’en fis part à mon ami qui me recommanda un spécialiste. Nous avons discuté de tout, de littérature, de cinéma, même de yoga. Il pratique cette discipline depuis très longtemps, une bonne vingtaine d’années, je crois, et je voulais en savoir plus sur le sujet. Il semblait être encore souple et en bonne santé, alors que je savais qu’il avait fait pas mal d’excès dans sa jeunesse. Je le savais, d’autant plus que je l’avais accompagné dans de nombreux restaurants où nous nous étions délectés des mets les plus fins, et des meilleurs vins. Il avait complètement changé son régime alimentaire. Il ne mangeait de la viande que très rarement, et nos repas furent surtout à base de légumes.

C’était un excellent cuisinier, et il me fit découvrir des saveurs inattendues. Je mangeais des tomates, des courgettes, et des poivrons marinés passés au four avec un filet d’huile d’olive. Ce plat simple et léger, était accompagné de pain grillé frotté à l’ail. Une préparation de fromage blanc agrémenté de coriandre complétait ce repas surprenant et délicieux. Ce ne fut que le premier d’une longue succession de dîners et de soupers. Je ne voulais plus repartir, à la fin de la semaine. C’est suite à ce séjour que je cherchais une maison près de chez mon ami.