Pour la fête de ma femme - Dave Keesler

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Pour la fête de ma femme

Pour la fête de ma femme - Dave Keesler

Pour mon anniversaire, mes enfants rivalisent d’inventivité depuis qu’ils sont petits. J’ai eu des cartes avec le personnage de Dark Vador. Elles m’ont bien amusé. Une année, ce sont des biscuits en forme de lettres, qui composaient mon prénom. J’ai été gâté, à chaque fois : des montres, des tee-shirts rigolos, des cravates, des chemises. Ma conjointe les aide dans leurs choix de cadeaux. Autant je n’aimais pas fêter cette occasion, quand j’étais plus jeune, autant j’apprécie de voir ma famille réunie autour de moi, maintenant. Être au centre des regards, sujet de l’attention de tous, ne me dérange plus. J’apprécie de voir mes enfants, mes parents, tous mes proches réunis pour cette occasion. L’important, c’est de se retrouver autour d’un bon repas et de passer un moment agréable et festif, familial et joyeux. Comme ma conjointe a toujours tout préparé pour mes fêtes, j’ai décidé de lui rendre la pareille, pour une fois.

Sa couleur préférée est le violet. J’ai donc accordé toute la décoration avec un camaïeu de cette couleur. Les nappes, les assiettes et les verres en carton, les serviettes en papier, tout était assorti. C’était une surprise et j’avais invité ses meilleurs amis, ses oncles et ses tantes, sa sœur et ses enfants et même sa grand-mère, qui a choisi de vivre à la résidence le cardinal où elle se plaît beaucoup. Avec des banderoles de fanions en tissu fleurit de violettes, une nappe en coton que j’avais teint en mauve, le décor était satisfaisant, à mon avis. Ce n’était pas celui de Lydie, la meilleure amie de mon épouse. Elle partit chez le fleuriste le plus proche et elle en rapporta une dizaine de bouquets. Elle les a répartis dans la salle où les invités étaient reçus.

Les compositions florales ajoutèrent des touches colorées en accord avec le ton dominant que j’avais choisi. Je savais que ma conjointe rentrerait vers six heures du soir, ce vendredi, et qu’elle n’aurait qu’une envie : se prendre une douche et prendre un bol d’infusion. Le plus difficile fut de la maintenir à l’écart de la salle de dîner, où tout avait été décoré. Pendant ce temps, les convives étaient cachés dans le garage, et ils patientaient avec du champagne. J’avais recommandé à ma conjointe de s’habiller pour sortir. Quand elle descendit, avec sa plus belle robe, elle fut accueillie par une chorale qui lui chantait la chanson traditionnelle. Nous avions répété plusieurs fois, ce qui s’entendait, et elle en fut émue aux larmes.