Quand l'orage gronde ! - Dave Keesler

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Quand l'orage gronde !

J’étais dans mon salon quand j’ai entendu l’orage gronder. J’avais étendu du linge sur une corde à linge installée entre deux poteaux, seulement quelques minutes avant que le ciel prenne une teinte grise. J’avais espéré que les nuages sombres ne feraient que passer. J’ai scruté les cieux pendant une heure, mais le mauvais temps ne semblait pas perdurer. Un coin bleu apparut au milieu de toute cette grisaille. Ma conjointe, était partie acheter un rideau terrasse été Longueuil. Elle m’avait annoncé qu’elle resterait pour le souper avec son amie, France. Cette dernière voulait quelques conseils sur des sujets que ma conjointe maîtrise à la perfection, comme la décoration de son intérieur et la valeur de tableaux dont elle venait d’hériter. L’œil de ma conjointe est très entraîné, et elle détecte tout de suite les fausses œuvres des copies.

En entendant le premier coup de tonnerre, je me suis précipité à l’extérieur. J’ai décroché rapidement les vêtements, et je les ai mis dans un grand panier en osier. Les premières gouttes d’une pluie qui deviendrait un véritable déluge, tombèrent sur la masse de linge, mais j’ai couru et j’ai réussi à la mettre à l’abri avant que tout le séchage soit à recommencer. Ce n’était pas la bonne journée pour mettre des habits à sécher à l’air libre, j’ai donc finalement utilisé le sèche-linge. La chaleur étouffante laissa enfin la place à un air plus frais lorsque l’orage s’éloigna. J’avais craint qu’il continue toute la nuit, mais il cessa vers six heures. J’ai attendu d’être sûr que les nuées noires, chargées d’eau, se dissipent avant de sortir et d’essuyer le salon de jardin. Je l’ai recouvert d’une bâche en plastique pour qu’il ne soit pas mouillé par une autre pluie.

Le revêtement des coussins est en coton enduit, ce qui m’avait laissé penser qu’il résisterait aux intempéries. Malheureusement, celles qui se sont succédé, depuis le mois de mai, ont été si fortes que le tissu et le rembourrage peinent à sécher. Quand j’ai exposé à ma conjointe ce que j’avais vécu durant cet après-midi, elle m’écouta avec attention. De son côté, elle avait craint de ne pas pouvoir prendre la route, car elle ne voyait pas assez loin, à cause du rideau de pluie, ce qui l’angoissait. Elle avait été soulagée de voir que le ciel redevenait clair et limpide. Par contre, en revenant, elle a dû faire un détour, car une route était quasiment impraticable.