Un dégât d’eau coûteux - Dave Keesler

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Un dégât d’eau coûteux

Un dégât d’eau coûteux - Dave Keesler

Cela fait bien quelques jours que je le sentais venir, sans avoir ni le temps, ni les moyens financiers de trouver une solution à cette menace. Une maison qui vieillit demande beaucoup d’entretien. Pour continuer à habiter ma maison, j’ai dû entreprendre divers petits travaux de réparation, assez régulièrement. J’ai essayé de voir venir avant de m’attaquer aux gros chantiers de réfection. Je crois que j’ai trop attendu.

Me voilà donc obligé d’y remédier dans l’urgence. L’eau déborde de partout. Malgré les avertissements des agents de la société d’entretien, j’ai laissé les conduites d’eau de ma vieille maison, atteindre un niveau de dégradation intolérable. Les salles d’eau et certains couloirs se sont transformés en petits lacs et ruisseaux. Je me demande encore combien de jours je vais pouvoir continuer à me réveiller dans cette maison, avant de devoir faire appel à un spécialiste en réparation après sinistre.

Je ne peux pas dire que j’ai été surpris. En achetant cette maison, il y a quelques années, les anciens propriétaires m’avaient déjà fait part des travaux à entreprendre. Certains devaient être faits le plus rapidement possible, et je m’en suis chargé dès que j’ai acquis la maison. D’autres travaux pouvaient attendre, mais pas trop.

J’avais une claire conscience qu’il fallait que je m’y mette sans tarder, mais entretemps, ma situation professionnelle ne s’est pas tellement améliorée, c'est du moins ce que me disait un ami travaillant dans un bureau de CPA Montreal. Je n’ai pu que repousser les échéances. Pendant ce temps, la maison a continué à prendre de l’âge. Et ce qui devait arriver est arrivé.

D’après la personne chargée de remettre tout en ordre, c’est une belle facture qui m’attend. Au pied du mur, la seule solution qui me reste est de rendre une petite visite à mon banquier. En espérant qu’il sera sensible à ma cause. Je ne suis pas très optimiste, car à vrai dire, ma situation financière n’est pas reluisante, en rapport avec mes déboires professionnels.

J’appréhende un peu ce rendez-vous à la banque. C’est connu que les banquiers lâchent difficilement les sous. Et cela ne s’est pas amélioré avec la crise. Je souhaite vivement que mon banquier me prête une oreille attentive. Il va me falloir trouver des arguments convaincants. À défaut de ce coup de pouce, je serai obligé de me séparer de quelques effets  personnels. Ce n’est pas une option que l’on envisage de gaieté de cœur, mais me voilà obligé de recourir à cette solution.